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Études de cas

Kunsthalle de Mannheim

la maille métallique joue le rôle de modérateur entre le monde intérieur et le monde extérieur

Le plus grand bâtiment neuf d’Allemagne dédié à un musée, la Kunsthalle de Mannheim, qui a été inaugurée fin 2017 par le président fédéral allemand Frank-Walter Steinmeier, est un exemple éclatant d’engagement citoyen et de savoir-faire architectural. L’initiative de mécènes privés – le fondateur de SAP Hans-Werner Hector a fait à lui seul un don de 50 millions d’euros – a permis de réaliser le projet ambitieux sur la Friedrichsplatz. Sur la base du concept du cabinet d’architectes von Gerkan, Marg und Partner (gmp), il y a été créé une ville dans la ville, qui réinterprète, en se référençant au plan historique, l’architecture classique du musée de Mannheim. La composition, faite de cubes créateurs d’espace, est visuellement reliée par une enveloppe filigranée en maille inox de teinte bronze de GKD – GEBR. KUFFERATH AG (GKD). L’enveloppe translucide anime subtilement le dialogue entre le monde intérieur et le monde extérieur. Simultanément, la transparence variable de la maille transpose les proportions du bâtiment en un effet visuel tout aussi saisissant de près que de loin.

Après deux ans et demi de travaux, le complexe de bâtiments du musée, composé du Billing-Bau datant de 1907, de l’aile Athen assurant la liaison et de la nouvelle Kunsthalle – appelée d’après son principal donateur Hector-Bau – se présente sous forme d’unité accueillante. La Kunsthalle remplace le Mitzlaff-Bau, une extension datant de 1983 devenue obsolète. Le nouveau bâtiment conçu par gmp, lauréat d’un concours d’architecture en deux phases, se subordonne par son langage volontairement minimaliste à l’architecture Jugendstil de l’ancien bâtiment. Pour la position exposée au plan urbanistique, les architectes ont créé un corps en béton monolithique sans joints, qui s’intègre harmonieusement dans les constructions de la Friedrichsplatz et jouxte le bâtiment historique. Leur concept du musée comme ville dans la ville se compose de 13 cubes décalés de hauteur et de largeur différentes. En hommage à la topologie des rues du centre-ville, valant à Mannheim le surnom de Quadratestadt, il a été créé un enchevêtrement d’espaces ouverts et fermés, aux perspectives variant selon le lieu d’observation. Sept de ces cubes sont groupés autour du cœur de la nouvelle Kunsthalle Mannheim, l’atrium ouvert de 700 mètres carrés de surface et 22 mètres de haut. Ils sont reliés entre eux via des galeries, terrasses et passerelles. Celles-ci ramènent toujours le visiteur à son point de départ dans l’atrium. La visite du musée s’oriente ainsi en fonction de la dynamique et de l’architecture d’une ville. Trois niveaux d’exposition au total – avec au premier étage la Stadt-Fenster (fenêtre panoramique sur la ville) qui en occupe toute la hauteur et offre une vue imprenable sur la Wasserturm – ouvrent à la Kunsthalle de nouvelles possibilités d’expression. L’atrium coiffé d’un toit en verre, inondé de lumière, ouvre des vues dans toutes les directions. Même sans billet, les visiteurs peuvent entrer et s’imprégner de son atmosphère en prenant le temps de déguster un café. La sensation d’étendue et d’ouverture au monde donne envie de visiter les autres salles. Simultanément, la façade s’apparentant à une vitrine crée un sentiment d’appartenance entre la ville et le musée, neutralisant d’emblée toute inhibition.

Une œuvre d’art tissée
Cette sensation est soulignée par l’habillage en maille inox de la façade. Il relie l’environnement urbain réel et son pendant artistique, et fait participer la ville comme le visiteur du musée à la vie mutuelle. Pour cela, les architectes ont choisi, devant les surfaces vitrées de grand format, un degré de transparence de la maille beaucoup plus élevé que devant les plaques en fibrociment placées devant les cubes. Cette transparence variable conserve l’effet du concept architectural, indépendamment de la distance d’observation. Vu de loin, l’habillage tissé ne perd ainsi nullement, en dépit des dimensions gigantesques du corps de bâtiment et de l’enveloppe, son effet textile. Cet effet a pu être obtenu grâce à un type de maille spécialement créé par GKD pour ce projet, qui fait elle-même figure d’œuvre d’art. L’entreprise a tissé des fils et tubes en inox de différents diamètres – de trois et de 25 millimètres – pour réaliser des groupes de câbles de chaîne quadruples. L’objectif était de niveler intégralement les rapports de tension dus aux différences d’épaisseur dans la maille, en vue de réaliser sur la façade les exigences liées aux charges de vent et de neige. La conception exceptionnelle de la maille s’accompagnait d’un nouveau défi : la teinte de la membrane tissée, définie avec précision au cours de longs processus décisionnels. En dépit des différents composants de la maille (câbles, fils, tubes et terminaisons latérales des tubes), une teinte homogène devait être garantie sur l’ensemble de la surface. Les décennies d’expérience de GKD en matière de technologies de revêtement et de leur effet sur le résultat ont fait ici leurs preuves. Les fils ont ainsi été revêtus en faisant appel à un procédé continu, les tubes et leurs embouts ont été laqués par pulvérisation et le tout a ensuite été tissé avec les groupes de câbles de chaîne en teinte naturelle.

Le résultat est une membrane filigranée, conférant à la Kunsthalle son visage diversifié, composé de 72 panneaux d’une longueur d’environ 20 mètres et d’une largeur de 3,26 mètres. Le brillant discret de la teinte chaude du bronze s’harmonise avec la couleur du grès du bâtiment voisin. Aux différentes heures de la journée et selon le temps, vue de près ou de loin, la façade en inox de plus de 4 600 mètres carrés change d’aspect. La journée, elle reflète les rayons du soleil et son environnement, avec la Wasserturm et la vie citadine. Le soir, illuminée depuis le bas par un concept d’éclairage sophistiqué, elle fait de la Kunsthalle le centre rayonnant de la Paradeplatz de Mannheim. Depuis le musée, l’enveloppe transparente permet d’admirer la ville et la Wasserturm. Simultanément, elle révèle aux passants l’intérieur du musée, les invitant à y entrer. La façade en maille métallique devient ainsi le maillon qui relie la ville et le musée, réussissant sans peine à combler le fossé entre un langage des formes réduit et l’émotionalité désirée.

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